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Une partie de ma vie de marin de commerce racontée en 140  histoires vécues.

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L'enfant qui ne marchait pas.

Le 12/05/2011

Histoire émouvante que m'a racontée une jeune africaine, aux environs de Dakar dans les années 70.

"Au début du siècle dernier, dans un petit village d'Afrique naquit un enfant.
C'était le fils du chef du village. Rien à sa naissance ne soupçonnait la suite...
Vers 12 /13 mois, alors que les autres enfants de son âge commençaient leurs premiers pas, lui ne tenait pas debout.
Dans les premiers temps on n'en fit pas grand cas,on le disait attardé pour la marche et on attendait...
Mais, 18 mois, deux ans, toujours rien.
Ses parents commencèrent à s'inquiéter. Il fut examiné par le sorcier du village qui ne trouva rien d'anormal, en tout cas pas de malformation qui aurait pu empêcher sa disposition à marcher.
Il n'y avait donc rien à faire, la famille était désespérée.
L'enfant ne fut pas abandonné pour autant. A part la marche, il était comme tous les autres, sauf qu'il jouait et se traînait à quatre pattes.
Il eut pourtant des frères et sœurs qui marchèrent parfaitement. Lui seul avait cette malédiction.
Mais le sorcier avait quand même bon espoir. Un jour peut-être, une guérison miraculeuse pouvait être espérée
Cet enfant grandit donc parmi les siens, comme si de rien n'était...
Plus grand, tous les jours, on l'emmenait au bord de la mer, sous les cocotiers. Là, il méditait des heures entières en regardant le large.
De temps en temps quand même, il demandait à ses proches :
-« Pensez-vous qu'un jour je pourrais marcher et courir comme tout le monde ? »
Personne n'avait la réponse bien sûr, mais on lui répondait chaque fois :
-« Dieu est grand, s'il veut que tu marches un jour, c'est lui qui décidera... »
Un jour, l'enfant demanda :
-« Ce Dieu dont vous me parlez, comment est- il ? »
Ne sachant évidemment pas quoi lui répondre, un parent, un jour lui expliqua :
-« Il arrivera par la mer, dans un petit bateau, il aura de grand cheveux blancs, dès que tu le verras, tu seras guéri. »
Paroles apaisantes, ridicules, mais que dire à cet enfant ?
---
A deux jours de navigation de cette plage, sur une petite île déserte, un homme, naufragé depuis des années, a enfin réussi à se confectionner une minuscule barque.
Hirsute, des cheveux blancs, très longs.
Un matin, rassemblant dans son bateau le peu de choses qu'il avait sur cette Ile, il décide de prendre le large...
---
Comme tous les jours, notre petit handicapé est emmené sous son arbre...
La mer est belle, il fait beau.
Dans la matinée, le garçon, scrutant l'horizon, voit un point qui s'approche dans sa direction.
Très attentif à cette vision, il ne la quitte pas des yeux...
Le point se rapproche, on distingue un minuscule bateau. L'enfant est en transe...
On devine de plus en plus le passager du bateau...Grand, de longs cheveux blancs...
L'enfant hurle de joie, se redresse ... et cours dans la direction du naufragé surpris d'être si bien accueilli.
Sa grande foi en ce Dieu tant attendu l’avait sauvé, Il était guéri."

La jeune femme termina... c'était mon grand-père.

 

Help...

Le 21/10/2010

Comment faire pour entrer dans les blogs poésies ? j'ai de beaux poèmes d'amour à mettre en ligne, merci

 

A voir absolument

Le 19/04/2009

Intégration désactivée sur demande, alors je vous donne le lien. A voir absolument...

http://www.youtube.com/watch?v=RxPZh4AnWyk&NR=1

 

Présentation du blog

Le 19/07/2008

Tout de suite, le blog de momo le marin Arrêt de bus: Station 'Maurice le marin' Affichage public annonçant le blog de momo le marin Bientôt, dans ce blog, momo le marin

Tout de suite, le blog de momo le marin
Tout de suite, le blog de momo le marin 

Photo 1:Tout de suite, le blog de momo le marin.

Photo 2: Affichage public annonçant le blog.

Photo 3 :Arrêt de bus : Station 'momo le marin'

Photo 4 :Prochainement dans ce blog, momo le marin

De Bâbord à Tribord, souvenirs d'un marin, juin 68 mai 76, 30 ans après…

 

Liste des bateaux avec

ports et dates d'embarquement

et de débarquement

ILE DE LA RÉUNION Le Havre - Dunkerque 14/06/68-28/10/68

VILLE DE ROUEN  Hambourg – Marseille 10/01/69-29/05/69

SIKIANG  Dunkerque - Le Havre 08/07/69-20/10/69

VENTOUX  Martigues – Marseille 27/12/69 -21/05/70

TIGRE  Le Havre – Bordeaux  17/07/70 -18/11770

CHAUMONT  Dunkerque – Milazzo 15/01/71-21/06/71

BLOIS  Le Havre - Le Havre 19/08/71-11/01/72

ESSO BRETAGNE  Kharg Island - Fawley  20/03/72 - 30/08/72

MAGDALA Liverpool – Londres 12/09/72 - 25/01/73

SIVELLA  Dubaï – Singapour 24/04/73-14/07/73

MAGDALA  St Nazaire – Rotterdam 02/07/73-02/10/73

MAGDALA  Dubaï – Dubaï 15/01/74-27/04/74

MIRALDA  Liverpool – Trinidad  26/06/74-03/10/74

MAGDALA  Curaçao – Curaçao  23/12/74-10/03/75

ISARA  Port de bouc - Fos/ Mer  25/04/75-14/08/75

LÉDA   Dubaï – Dubaï  05/11/75-01/02/76

DOLABELLA    Dubaï – Dubaï  21/3/76-22/05/77

Préface

           A travers ce récit de petites histoires, toutes les unes plus vraies que les autres, l'auteur nous fait partager sa conquête des mers, ses tours du monde, et la fuite d'un amour déchu, mais décisif. Ce voyage va vous emporter aux quatre coins du globe, de l'Australie à Tahiti, en passant par Anvers et Hambourg.

Cet électricien devenu marin, nous conte d'une véritable sincérité, la vie à bord de gigantesques bateaux. A vingt quatre ans, il embarque au Havre, dans la Marine Marchande. Quelques années plus tard il débarque pour la dernière fois, mais avec un regard plein de souvenirs inoubliables, qui lui révéleront une nouvelle vie, un autre homme. Le cœur léger ou l'âme en peine, trente ans passèrent avant qu'il se décide à écrire ces lignes. Aujourd'hui, il nous livre une histoire pleine de découvertes, de rebondissements sur un ton personnel et amusant.

Huit ans de bord dans la marine, trois tours du monde, et trente ans pour le raconter, le ton est donné.

 Bonne lecture. (Mon correcteur)

Pourquoi ce blog ?

Ce blog n'a nullement été écrit dans l'intention de rendre célèbre son auteur loin de là. Seulement de faire connaître par des récits vrais et sincères la vie d'une personne ayant, pour une courte période de sa vie, choisi par la fuite une autre existence, un autre milieu, différent de ce qu'il avait connu jusqu'alors.

Les histoires cocasses, les scènes de vie quotidienne à bord, les anecdotes ont sélectionnées dans le but de faire sourire le lecteur. Tout n'a pas été dit, non par faute de temps ni faute de place, mais simplement pour ne pas lasser par des récits larmoyants.

Ami lecteur, tu n'as que faire de mes états d'âme certains soirs où, par désespoir, je serais bien passé par-dessus bord. Par lâcheté sans doute, je ne l'ai jamais fait. D'autres l'ont fait à ma place, je leur tire ma révérence, il faut une certaine dose de courage pour le faire.

Et puis, trente longues années que tous ces souvenirs me trottent dans la tête, un jour je les ai couchés sur le papier, et de voir ces écrits-là, devant moi, rappelant trop bien cette période de ma vie, pourquoi ne pas en faire profiter d’autres.

Bien sûr, de tels récits n'intéresseront pas d'anciens collègues marins ou leur famille/ ils auront vécu cela au quotidien. Mais, habitant le centre de la France, où il y a très peu de navigateurs, je pense que cette lecture leur apportera autre chose que ce qu'ils ont l'habitude de lire.

Les seules choses qui pourraient être fausses seraient que j'ai attribué tel récit à tel bateau, alors qu'il appartenait à un autre, car je n'ai jamais tenu de journal de bord ce qui aurait été plus facile, j'en conviens.

Je termine avec ce chapitre et qui sait, il se peut qu'il y ait une suite, tout dépend de vous amis lecteurs, car en cherchant bien, il est possible de retrouver encore assez de souvenirs aussi croustillants que ceux-ci pour éditer un deuxième blog. Bonne lecture.

 Prologue

            La Marine Marchande n'embarque sur ses bateaux que des personnes ayant un C.A.P. d’état dans la profession qu’ils exerceront à bord, et de plus dans les métiers qui y sont reconnus.

            En effet, un cuisinier à terre fera un excellent cuistot à bord, un électricien comme moi aura sa place, mais une personne avec un C.A.P. de confection ou de couvreur ne peut prétendre embarquer.

            Par contre, les graisseurs pour les quarts à la machine seront recrutés dans les professions de mécanique générale (ajusteurs, tôliers, régleurs, tourneurs, fraiseurs).


 

Avertissement

           Etant donné l'absence de patronyme et si d'aventure certains se reconnaissaient, sachez mesdames ou messieurs que l'idée de vous porter ombrage ne m'a pas effleurée un seul instant; ne pensez surtout pas que je me dissimule derrière la prescription de plus de vingt ans pour éviter tels ou tels reproches dus à des faits qui vous auraient offensés.

Si malgré cela certains se trouvent atteints dans leur dignité, qu'ils acceptent mes excuses les plus sincères, la peine que je leur procure n'est pas volontaire de ma part.

 

                                 Maxime personnelle
                                                    (Qui n'engage que l'auteur)

         Dans la marine,  après quarante ans,  ou tu bois

                                 ou tu deviens pédé.  Moi, je ne bois pas merci,

   mais j’ai quitté avant quarante ans.      

 

Ma vie de marin de commerce (Début du récit)

Le 19/07/2008

Deux gargos se croissants dane le canal de Panama
Deux gargos se croissants dane le canal de Panama 

                                          Début du récit

  En mille neuf cent soixante-huit, électricien d'entretien à l'usine d'Ambert de St Jean de Braye, près d'Orléans (fabrique de moteurs électriques, translateurs et ponts roulants), je cherchais le moyen de fuir ma femme et la situation politique de l'époque. Le salut vint à moi sans que je le sollicite, par l'arrivée d'un futur collègue, Jean-Pierre.

Ayant fait son service militaire dans la Marine Nationale, il aimait les voyages effectués sur les navires autour du monde, mais n'étant en rien militariste, et voulant encore naviguer sans la contrainte militaire, il ne trouva rien de mieux que de reprendre du service sur les navires marchands. Il navigua encore quelques années, et après un ou deux tours du monde, il eut la nostalgie du pays et un beau jour se présenta à moi pour se fixer à terre.

Notre méthode d'embauche consistait à ne pas tenir compte des éventuels diplômes que pouvait nous présenter le futur candidat, mais de tester ses connaissances sur le tas.

Il me fallut donc attendre un coup de téléphone d'un atelier ayant besoin de nos services, pour un dépannage rapide.

L'atelier de tôlerie appela le premier, toute une chaîne de machines-outils n'était plus alimentée, il fallait faire vite.

Je tendis ma sacoche de dépanneur à Jean-Pierre.

-« A toi de jouer, prends ma place et dépanne la chaîne ».

Je le surveillais du coin de l'œil.

Il discuta un moment avec le chef d'équipe, pour savoir exactement ce qui avait bien pu se passer, ouvrit une armoire électrique, en ressortit les documents et, comme un habitué, il commença le dépannage.

Un disjoncteur thermique, protégeant la chaîne en question, n'avait pas supporté la cadence infernale des ouvriers et sans doute, la vétusté de l'installation avait aggravé la panne.

Calmement, Jean-Pierre ouvrait des armoires, vérifiait des relais, des sécurités, puis il vint à moi : -"Je crois que c'est reparti".

J'avais suivi toutes ses allées et venues, et je savais comme lui, qu'en effet, le dépannage avait été effectué et très bien fait. Le chef de la section nous remercia.

Bien que satisfait de cette première vision des connaissances de Jean-Pierre, je voulais quand même un autre avis personnel avant de rendre compte à mon chef des qualités professionnelles du nouveau.

Je l'emmenais dans un autre atelier et, prévenant le responsable de mon arrivée, je lui demandais la permission d'utiliser une de ses armoires électriques pour "tester" à nouveau le candidat.

Éloignant Jean-Pierre de l'armoire, je m'efforçais de lui compliquer la tâche, en "fabriquant" des pannes plus que vicieuses, pour voir à quel point il déjouerait mes pièges.

Je le rappelai et il se mit au travail. Ma surprise fut grande, il réussit sans aucune difficulté ni agacement à tout remettre en ordre, me signalant au passage que ce genre de pannes ne pouvaient venir toutes seules.

J'en avais assez vu, cet homme ferait très bien l'affaire.

L'entretien avec mon chef fut rapide.

-"Vous êtes obligé de prendre Jean-Pierre, car il est meilleur que moi, si vous ne le prenez pas, personne d'autre ne pourra l'égaler".

Ainsi fut fait, il était des nôtres.

Ce n'est que bien plus tard que je lui appris mon étonnement devant ses connaissances en électricité, car de mon côté, j'avais été un brillant élève, ayant toujours eu de bonnes notes en technologie et en travaux pratiques. Ses performances dans le dépannage sur le tas me faisaient tout remettre en question.

Il avait su me rassurer.

              -"Moi aussi Maurice, avant de partir naviguer, j'en savais bien moins que maintenant, mais a bord je me suis perfectionné: il n'y a rien de tel que la marine pour apprendre un métier".

La sympathie s'installa très vite entre nous deux, même âge, même humour, il ne tarda pas à me raconter sa vie, ce qui l'amenait ici, ce qu'il avait fait avant.

 

J'étais très intéressé par l'épisode de son court passage dans la Marine nationale d'abord, puis marchande par la suite, et il répondait amusé à toutes mes questions. Je voulais tout savoir, car au fur et à mesure du récit de cet ancien, je m'identifiais à lui et, ma foi, je me voyais bien dans sa peau, n’ayant pour l’instant trouvé que ce moyen pour fuir le foyer conjugal.  

            Il m'expliqua donc que la première fois, il fallait se faire connaître dans le milieu des gens de mer. Envoyant un C.V. à l'adresse indiquée, il me fallut attendre une réponse. Elle vint assez rapidement, la N.C.H.P. (la Nouvelle Compagnie Havraise Péninsulaire) recherchait des électriciens pour ses cargos au long-court *.

Par retour de courrier, je leur signifiais que j'étais libre dès que j'avais envoyé ma première lettre, et que je me tenais à leur disposition.

Pour mon premier voyage, il était obligatoire que je passe par la médecine maritime, au Havre, afin de posséder mon fascicule des gens de mer, véritable passeport pour mes futurs embarquements dans les compagnies qui voudraient bien me prendre.

Mon employeur à terre, tenu au courant de mes futurs projets, ne fut pas un obstacle difficile à surmonter, et mon épouse d'alors, trop contente de ne plus m'avoir dans ses jambes, fut enchantée aussi. Je n'eus vraiment de peine que pour quitter mon enfant Stéphane, alors âgé de quatre ans.

Rendez-vous donc au Havre, pour cette première visite médicale, convocation en poche. Je passais d'abord devant un infirmier qui me posa des tas de questions et me fit passer les premiers tests.

Poids, taille, dentition, pas de problème, mais où cela commença à se gâter, ce fut pour le test de la vision.

Portant des verres correcteurs depuis la petite maternelle, il fallut les retirer, car l'infirmier voulait voir ma vision avec et sans verres,

Ce fut une catastrophe, je n'avais pas plus de deux dixièmes à chaque œil, ce qui était grave, car le règlement de l'époque exigeait un minimum de cinq dixièmes pour chaque œil (sans correction), j'en étais loin.

Devant mon embarras, il ne sut que faire, mais eut une idée.

-"Restez un moment tranquille sans vos verres, que votre vue s'habitue, je reviendrai plus tard refaire le même test".

Joignant le geste à la parole, il s'éloigna dans un autre bureau baratiner ou tripoter une secrétaire, car je les entendais rigoler de temps en temps.

J'étais seul dans la pièce, pas rassuré car il m'avait bien expliqué que seul son avis favorable me permettrait d'obtenir ce fascicule des gens de mer et, sans ce maudit document, il me serait impossible de naviguer sur les bateaux des compagnies maritimes françaises.

        *Long court, long parcours, longue distance de continent à continent, le contraire de cabotage, qui, lui, ne désigne qu'un parcours de côte a côte, sur un seul continent.

Ayant tout plaqué à terre, travail, logement (nous avions un appartement de fonction), et ma femme était repartie vivre chez sa mère, bref c'était mal parti pour moi, car je ne me voyais pas revenir à la maison que je ne possédais plus d'ailleurs, et mon employeur n'était plus en droit de me reprendre. Il fallait trouver quelque chose, et vite, car l'infirmier n'allait pas tarder à revenir, et je savais d'avance que son nouveau test ne serait pas plus concluant que le premier.

Je m'approchais du panneau de signes, et j'appris par cœur les quatre premières lignes, je me rassis sans bruit, l'homme revenait.

-"Bon, on reprend depuis le début, lisez-moi cela".

Sans m'énerver, je lui récitais avec juste ce qu'il fallait d'hésitation pour ne pas attirer l'attention, les quatre premières lignes. Il fut enchanté.

-"Bien c'est mieux, nous arrivons a quatre dixièmes par œil, c'est beaucoup mieux que tout à l'heure, je crois que je n'obtiendrai rien de plus, nous allons arrêter le supplice".

J'avais triomphé, il m'expliqua que pour travailler à la machine je n'avais pas besoin de plus de vision, d'autant qu'avec les verres de correction, j'avais huit et neuf. Satisfait, il me fit signer une décharge pour se couvrir comme quoi j'embarquerais toujours avec deux paires de lunettes; sur le compte rendu de la visite, il signifia bien que je n'étais apte à naviguer sur les bateaux des compagnies maritimes que dans le service machine, et non sur le pont.

J'avais gagné, mon bon de visite en poche, je passais devant le médecin qui ne put que confirmer les dires de l'infirmier. Me demandant pourtant si je n'avais pas de famille dans la marine, et devant ma réponse négative, il eut cette phrase qui, trente ans après, me trotte toujours dans la tête: -"Je vois, vous êtes l'original de la famille".

Je pensais: -"Cause toujours mon vieux, en attendant, je vous ai bien eus, et malgré mes yeux de taupe, je suis bon pour partir naviguer".

De retour du Havre chez belle-maman, le temps de faire les valises, de dire au revoir aux amis, de faire le tour de la famille, un télégramme arriva me demandant de rejoindre le Havre, et d'embarquer sur le M/S* "Ile de la Réunion". * (M/S, Moteur Ship, bateau à moteur).